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Les complications que l'on peut redouter dans cette chirurgie sont assez peu fréquentes, et le plus souvent bénignes :
- Lors des injections de produit par voie naturelle
A court terme, la gêne habituelle est une difficulté à la miction ("pour faire pipi") pendant les 24 premières heures. Celle-ci est facilement atténuée en mettant l'enfant dans le bain, où il peut alors uriner facilement.
A moyen et long terme, le risque le plus important est celui de l'échec de la technique. Celui-ci est de l'ordre de 20 %, toutes formes confondues, certains aspects d'implantation de l'uretère ayant un impact négatif sur la réussite. Il faut néanmoins mettre en rapport les 80 % de bons résultats avec le faible risque local, l'hospitalisation de jour et l'absence de modification de la position des uretères.
- Lors des interventions par voie traditionnelle :
A court terme,
- Le risque est essentiellement celui de la survenue d'une infection urinaire, favorisée par l'existence de la sonde urinaire. Celle-ci sera dépistée sur la survenue de douleurs micitonnelles et de fièvre. L'examen d'urine (ECBU) précisera le germe et permettra la mise en route d'un traitement adapté au germe en cause.
- Les fuites d'urines au niveau des fermetures de la vessie sont exceptionnelles, mais nécessitent souvent une reprise chirurgicale. Elles seront dépistées par un drainage qui donne "trop" ou longtemps, et confirmées par une échographie.
- La survenue d'une lithiase (un calcul) dans le bas de l'uretère réimplanté est exceptionnelle. Celle-ci survient souvent à l'occasion d'une petite déshydratation (l'enfant refuse de boire, lorsqu'on arrête la perfusion). La reprise chirurgicale est la règle pour enlever le ou les calculs.
A moyen et long terme,
- Le risque le plus grave est celui de la sténose du bas de l'uretère (moins de 1% des cas). Cette sténose est la conséquence d'une ischémie (diminution de l'apport sanguin) au niveau de la terminaison de l'uretère. Le retrécissement entraîne une gêne à l'écoulement de l'urine, et secondairement une dilatation de l'uretère au-dessus. La dilatation peut être importante. Elle sera dépistée lors de l'échographie de contrôle. Cette complication exceptionnelle est grave et nécessite toujours une nouvelle intervention plus complexe. Parfois, dans les cas les plus grave, il faut passer par un temps de dérivation des urines.
- L'autre risque est celui de la persistance du reflux (moins de 3 %). Celui-ci doit alors être apprécié, son grade évalué pour choisir la meilleure solution thérapeutique : abstention, injection par les voies naturelles ou reprise chirurgicale.
A court terme, la "complication" la plus fréquente est un certaine difficulté à uriner pendant les 24 premières heures. Il n'y a pas de ruisque particulier d'infection urinaire, dans la mesure où il n'y a pas d'entrée dans la vessie.
A moyen et long terme, c'est la persistance du reflux (environ 5%), avec parfois une récupération spontanée. Sinon, l'évaluation doit être faite et les solutions pesées.
Au total, les conséquences du reflux vésico-rénal sur la fonction rénale peuvent être importantes, voire mener jusqu'à l'insuffisance rénale dans les cas les plus graves. La chirurgie, malgré ses imperfections et ses échecs, a pour ambition d'interrompre cette évolution, et de permettre une vie le plus souvent strictement normale. Le choix entre les deux techniques est du ressort exclusif de votre chirurgien-pédiatre, qui est seul à même de vous conseiller sur le cas particullier de votre enfant, sur la nécessité de l'opérer et comment.
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