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reflux gastro-oesophagien Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par RP, chirurgien pédiatre   
06-02-2007
Dernière mise à jour : ( 01-03-2008 )
Index de l'article
reflux gastro-oesophagien
examens complémentaires
conduite à tenir
la chirurgie
les complications
les suites normales
conclusion

Il existe essentiellement deux types d'intervention : celles qui tentent de refaire une anatomie subnormale ((Intervention de TOUPET), et celles qui entourent l'œsophage avec la partie supérieure de l'estomac (intervention de NISSEN)

  • L'intervention de TOUPET, va consister à reconstruire l'angle de HIS, et accrocher le tout sur le diaphragme.
  • L'intervention de NISSEN, quant à elle, va libérer la partie haute de l'estomac (grosse tubérosité), et s'en servir pour entourer l'œsophage, à la manière d'une écharpe
    nissen : schéma
    Intervention de NISSEN
    . Ceci va permettre, lorsque l'estomac se remplit, de faire pression sur tout le tour de l'œsophage, et empêcher le contenu de l'estomac de remonter.
    nissen : explication
    Vue en coupe

Il y a également deux moyens de faire ces interventions. La différence entre les deux façons, consiste dans la voie d'abord :

  • Soit une voie d'abord traditionnelle, consistant en une incision de 10 cm environ, sur la ligne médiane, démarrant sous la xyphoïde. Aujourd'hui, cette voie d'abord est complètement abandonnée par tous les chirurgiens pédiatres. Elle ne sera utilisée que dans des cas très particuliers, lorsqu'on ne peut pas faire autrement.
  • Soit une voie d'abord micro-invasive, par cœlioscopie. Ceci consiste à effectuer l'intervention, sans ouverture importante du ventre, à l'aide d'une caméra introduite par un petit orifice de 5 mm, au dessus de l'ombilic. Pour pouvoir effectuer l'intervention dans de bonnes conditions, il faut faire 4 ou 5 autres petits orifices de 5 mm pour introduire les instruments opératoires. Concernant la cœlioscopie, il est fondamental de comprendre deux points essentiels :
  1. L'introduction du premier trocart, se fait le plus souvent "à l'aveugle", puisqu'il n'y a pas encore la caméra à l'intérieur du ventre. Malgré toutes les précautions prises, et malgré l'expérience de votre chirurgien pédiatre, il y a toujours le risque de blesser un organe ou un vaisseau. L'important est de s'en apercevoir, et de faire le nécessaire pour réparer les dégâts éventuels. Ce risque est exceptionnel, mais pas nul, même dans des mains habituées à la cœlioscopie chez l'enfant.
  2. Les circonstances de l'intervention peuvent conduire le chirurgien pédiatre à renoncer à la cœlioscopie, pour revenir à une voie normale. Ceci ne doit pas être considéré comme un échec, mais simplement une appréciation des conditions locales et la recherche du meilleur moyen de pratiquer l'intervention prévue avec les meilleures chances de réussite, et avec les moindres risques. La "conversion" peut-être due soit à l'impossibilité locale de réaliser le geste envisagé, en raison de conditions locales particulières, soit à la survenue d'une complication locale (blessure d'un organe ou saignement difficile à arrêter).

L'intervention dure environ une heure et demi, mais le temps global d'anesthésie sera plus long, du fait du temps d'installation qui reste incompressible. A la suite de cette intervention, l'enfant ira en salle de réveil, pour un temps plus ou moins long, selon la rapidité d'élimination des produits anesthésiques. Puis il retournera dans sa chambre, où ses parents l'attendent. Il n'y a en général pas lieu d'envisager un passage dans une unité de soins intensifs (ou une réanimation) sauf si l'état antérieur le justifie.

Le retour s'effectue donc quelques heures après l'intervention avec une perfusion, utilisée pour hydrater l'enfant (qui était à jeûn) et pour lui injecter les médicaments nécessaires pour calmer la douleur. Sauf cas exceptionnels, il n'est pas utile de donner des antibiotiques. L'estomac est maintenu vide grâce à une sonde gastrique. Ceci évitera la survenue de nausées ou de douleurs. Cette sonde n'entraîne pas de douleur, même si elle est un peu gênante.

Dès le lendemain de l'intervention, elle sera enlevée, et la boisson commencera à être reprise. L'alimentation commencera le surlendemain de l'intervention, mais elle sera d'abord mixée, puis hachée et enfin en petits morceaux.

La sortie vers la maison surviendra entre le 3ème et le 5ème jour après l'intervention. La plupart du temps, la reprise scolaire pourra avoir lieu immédiatement, et la reprise des activités sportives sera fonction des désirs de l'enfant, mais rien ne s'oppose à une reprise très précoce, dès la sortie si l'enfant le souhaite.


 

Info importantes

Les articles journalistiques qui reviennent souvent à la une de la presse non spécialisée méritent qu'on s'y arrête quelques instants et qu'on fasse la part des choses. Comme dans toutes les professions, il y a des gens malhonnêtes, mais ils ne forment qu'une infime minorité.

Il faut faire la différence entre les "dessous de table en liquide" qui sont répréhensibles et condamnables, et les honoraires supplémentaires "normaux" demandés LEGALEMENT par la quasi-totalité des chirurgiens et la majorité des anesthésistes en savoir plus...

 
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