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appendicite Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par RP, chirurgien pédiatre   
06-02-2007
Dernière mise à jour : ( 14-05-2009 )
Index de l'article
appendicite
le diagnostic
la chirurgie
les suites
a retenir

.

Tout d'abord, l'appendicite est très rare avant 5 ans, et exceptionnelle avant 3 ans.

Le diagnostic se fait sur un certain nombre de signes, plus ou moins présents, plus ou moins aigus, et qui peuvent tous être expliqués par autre chose qu'une appendicite. Nous allons les voir les uns après les autres, en expliquant ce qu'ils traduisent, et à quoi ils peuvent être dus en dehors d'une appendicite.

  • La douleur en bas et à droite. C'est un signe fréquent, mais pas constant. Cependant, il faut noter que chez l'enfant la douleur abdominale, de quelque cause  qu'elle soit, siège soit en bas à droite, soit autour de l'ombilic. Cette douleur est souvent assez fixe, permanente, sans modification dans le temps.
  • La fièvre, quand elle est présente se situe en général aux alentours de 38°-38°5, rarement au-dessus. Mais, la fièvre peut être en rapport avec une autre pathologie qui elle-même donne des douleurs abdominales. C'est le cas d'un certain nombre de maladies virales.
  • Les nausées et les vomissements font souvent partie des symptômes associés, mais chez l'enfant, ils traduisent très fréquemment une constipation (parfois modérée) qui va donner en plus des douleurs abdominales à droite et même souvent une petite fièvre !
  • Une constipation peut-être due à l'appendicite, mais comme nous l'avons vu plus haut, elle est souvent à l'origine de symptômes évoquant une appendicite.

Le moindre doute chez les parents doit conduire à consulter rapidement son médecin, voire un chirurgien pédiatre qui pourra parfois affirmer ou exclure le diagnostic d'emblée. C'est souvent le cas dans les formes évoluées ou qui ont un peu traîné. Bien-sûr devant une péritonite, le diagnostic sera facile et le traitement urgent.  La plupart du temps, le diagnostic est douteux, et la seule méthode rationnelle et valable est de pouvoir examiner votre enfant à plusieurs reprises pour juger de l'évolution de son examen clinique.

L'habitude a toujours été, et est encore, de faire des examens complémentaires. Ceux-ci ne sont en aucun cas décisifs. Lorsqu'ils le sont, c'est que l'examen clinique aurait pu suffire à faire ce diagnostic. Les examens les plus couramment demandés sont :

  • la numération des globules blancs : son augmentation n'est absolument pas significative de l'existence ou non d'une appendicite
    1. On peut avoir une authentique appendicite avec une numération normale
    2. une augmentation des globules blancs peut être en rapport avec n'importe quelle infection voire même avec une constipation et des douleurs abdominales
    3. une diminution des globules blancs peut traduire une infection appendiculaire
  •  le dosage de la CRP, qui est élevé en cas d'inflammation (ici ou ailleurs)
  • la radiographie de l'abdomen est sans aucun doute l'examen complémentaire le plus utile. Elle permet souvent de trouver une autre cause à la symptomatologie ou de pouvoir affirmer une appendicite devant des signes indirects (stercolithe appendiculaire).
  • l'échographie appendiculaire, très en vogue actuellement, apporte parfois des élements positifs. Mais elle est tellement dépendante du radiologue qui la pratique, qu'il y a beaucoup de fausses images, tant alarmantes que rassurantes ce qui est beaucoup plus grave. Elle pourra par contre être utile si on hésite entre une appendicite et une affection gynécologique ou urinaire.
  • le scanner ou l'IRM n'ont pas leur place dans les examens pratiqués de première intention à la recherche du diagnostic d'appendicite.

La meilleure technique, adoptée par la plupart des chirurgiens pédiatres, va donc consister à hospitaliser votre enfant pour "l'avoir sous la main !" et pouvoir le ré-examiner. En effet, dans les formes habituelles, c'est à dire peu évoluées, seule l'évolution des signes d'examen va permettre de faire la part des choses, et décider si votre enfant peut sortir ou si il faut l'opérer.


 

Info importantes

La cœlioscopie a des intérêts et des complications qui lui sont propres. Il ne s'agit que d'un moyen parmi d'autres d'aborder la zone opératoire. Pour certaines interventions, elle va donner un abord meilleur, une vision meilleure, une facilité plus grande. Pour d'autres, c'est le contraire. Le fait de prévoir une intervention par cœlioscopie ne doit pas faire oublier que votre chirurgien pédiatre pourra à tout moment "convertir", c'est à dire revenir à une voie traditionnelle. Vous devez en être prévenu avant l'intervention. en savoir plus sur la cœlio...

 
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