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Avant d'arriver - ce qui est important

Écrit par RP, chirurgien pédiatre.

Ce qui est important :

  • Le respect des prescriptions et des demandes de l'anesthésiste ou du chirurgien pédiatre concernant les prises alimentaires. Le jeûn de 6 heures pour les aliments et de 4h pour l'eau est en effet impératif pour éviter les risques de complications graves lors du début de l'anesthésie. En effet, à ce moment, si l'estomac est plein, et si il y a un vomissement, il n'y a plus aucun réflexe empêchant l'inhalation (passage dans les poumons) du contenu de l'estomac. Le risque pour l'état pulmonaire est important. Le pronostic vital peut être engagé !
  • La toilette doit être complète et bien faite. Une douche, avec un shampoing et un bon savonnage de toutes les parties du corps est indispensable pour éviter les infections. Les ongles doivent être coupés. Chez les plus grandes, il faut éviter tout maquillage ou vernis à ongle.
  • Toujours chez les grands, lorsque la zone opératoire se trouve au niveau d'une zone couverte de poils, il est souhaitable de raser cette zone de façon atraumatique (sans faire de plaies). Ce souhait devient un impératif lorsqu'il s'agit de chirurgie ambulatoire, car il n'y a alors pas le temps matériel de le faire avant l'intervention.
  • Le respect de l'heure d'arrivée est essentiel, car l'organisation du programme opératoire est "rigide", c'est à dire qu'elle est prévue à l'avance, avec un ordre précis en rapport avec les âges, les pathologies, et les horaires de jeune des enfants. Le retard d'admission entraîne la perturbation pour tous, et risque de faire annuler l'intervention.
  • La survenue d'une maladie, d'une fièvre ou d'une éruption cutanée dans les jours qui précèdent l'intervention doit vous conduire à contacter votre chirurgien pédiatre pour savoir si le degré d'urgence d'une part, et la gravité de la maladie intercurrente nécessitent de reporter l'intervention. Il est évident que si le risque opératoire devient trop élevé par rapport au bénéfice attendu de l'intervention, il faudra reporter cette intervention.
  • Il faut apporter avec vous tous les examens, radiographies, échographies que l'on vous a fait pratiquer en rapport avec l'affection dont souffre votre enfant.
  • Enfin, il est possible que nous ayons besoin de vous joindre la veille ou l'avant-veille de l'entrée. Veillez à rester à portée de votre téléphone, et répondez (même si cela heurte vos habitudes !) à d'éventuels appels masqués.