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Écrit par RP, chirurgien pédiatre
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06-02-2007 |
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Dernière mise à jour : ( 05-03-2008 )
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- A court terme,
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- par voie traditionnelle, il est souvent nécessaire de mettre en place un petit drain pendant 24-48 heures. La dissociation musculaire et le grand décollement nécessaire se traduisent souvent par des douleurs post-opératoires qu'il conviendra de traiter. La reprise scolaire sera faite entre le 8 et le 18ème jour, la reprise sportive vers un mois.
- par cœlioscopie, la sortie a lieu le lendemain (la cœlioscopie en ambulatoire reste à l'étude). La reprise scolaire et sportive peut se faire immédiatement. Il n'y a que très peu de douleurs post-opératoires.
- A moyen et long terme,
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- la varicocèle ne va jamais disparaître. Elle va s'affaisser, n'étant plus irriguée par le flux sanguin. En conséquence la bourse va rester légèrement plus grosse qu'à droite.
- La récidive va survenir dans 10% des cas environ. Il s'agit parfois d'une récidive très précoce, traduisant une insuffisance de traitement, mais parfois au bout de plusieurs années. La recherche de la cause de la récidive passe souvent par une phlébographie, avec parfois une embolisation dans le même temps. La reprise chirurgicale est également possible.
- La survenue d'une hydrocèle vaginale, par insuffisance de drainage (et non pas par persistance du canal comme c'est habituel dans les hydrocèles de l'enfant. Celle-ci peut survenir dans environ 10% des cas, entre 1 et 10 ans après la première intervention. Son traitement est bien codifié par plicature de la vaginale testiculaire (enveloppe du testicule), entraînant alors une guérison totale.
- A plus long terme, nous ne reviendrons pas sur les risques pour la fertilité qui dépassent à la fois le cadre de cet article, et les compétences du chirurgien pédiatre.
En conclusion,
la varicocèle est une anomalie assez fréquente du système veineux génital du garçon. Son apparition entre 10 et 15 ans passe souvent inaperçue pendant un certain temps. Son traitement, quand il s'impose, cherche à améliorer le confort local, et à prévenir les troubles éventuels de la fertilité. Concernant ceux-ci, il semble qu'il y ait intérêt à rester assez vague sur ce risque qu'on évalue mal, et à ne pas faire d'étude systématique du spermogramme, le risque étant d'induire une majoration des phénomènes par des facteurs psychogènes.
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