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L'appendicite est une maladie rare, contrairement à l'idée habituelle que l'on peut s'en faire
En effet, chez l'enfant, les douleurs abdominales sont très fréquentes. Celles qui sont dues à une appendicite n'en représentent même pas 1%. La douleur abdominale est souvent inquiétante, car elle est brutale, aiguë, répétitive souvent accompagnée de signes extérieurs : nausées, fièvre, vomissements, maux de tête, etc..
La participation des 5cm d'appendice à ces douleurs est modérée, comparativement aux 5 mètres de grêle, au 1,5 mètre de colon, à l'estomac, la rate, le foie ou l'appareil urinaire. Toute la difficulté pour le chirurgien pédiatre va consister à ne pas se laisser entraîner à la facilité qui est d'opérer sans discernement. Il est en effet beaucoup plus simple de décider d'opérer un enfant, que de ne pas le faire. La pression de l'entourage, les histoires des aïeux qui "ont fait la péritonite", le poids des examens complémentaires ne doivent pas faire dévier le chirurgien pédiatre de sa voie, à savoir chercher à être le plus près possible de la vérité pour n'opérer qu'un minimum d'enfants ayant un appendice sain. A contrario, il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et laisser passer des appendicites authentiques qui risquent alors de s'aggraver.
Cette navigation à vue est particulièrement difficile, si on veut rester dans l'excellence. Elle est difficile pour le chirurgien pédiatre, ainsi que pour le médecin traitant ou l'urgentiste. C'est dire que pour les parents, rien ne ressemble plus à une appendicite qu'une "non-appendicite", et inversement.
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